Mais où est Gaza ?

PHOTO : Tyler Hicks for The New York Times

L’inauguration n’avait pas encore eu lieu que beaucoup se posaient déjà la question : où est l’exposition de Visa pour l’Image consacrée à la nouvelle crise entre Israël et le Hamas ? Comment et pourquoi un festival qui couvre l’actualité de l’année écoulée peut-il exclure de son programme un chapitre aussi crucial ?

La réponse est simple : le temps. Dans un monde où les médias excellent dans l’art de l’« instantanéité », Visa pour l’image ne veut pas, et ne peut pas, suivre la cadence. Les représailles sanglantes d’Israël contre Gaza suite à l’enlèvement de 3 étudiants israéliens le 12 juin, et retrouvés mort le 30 juin, se sont intensifiées le 17 juillet par le lancement d’une offensive terrestre. Or, à cette date, le programme est bouclé depuis au moins une quinzaine de jours. Décider d’inclure une exposition de 40 tirages sur Gaza au dernier moment la mettrait forcément en marge des autres. Mais au nom de quoi ?

Les expositions de Visa pour l’Image n’ont pas vocation à informer au même titre qu’un journal télévisé, qu’une radio ou qu’un quotidien. Elles sont là pour approfondir des faits et souligner ceux qui auraient échappé à la presse généraliste.

Alors nous avons décidé d’attendre.

Mais puisque Perpignan ne se résume pas à ses expositions, les événements de Gaza seront traités : en projection, lors de la soirée du samedi 6 septembre. Il nous paraissait donc préférable de présenter les travaux de plusieurs photographes afin de rendre compte, malgré l’urgence, de la complexité de la  situation.

Et l’année prochaine, lors de l’édition 2015, nous ne manquerons pas de vous présenter les meilleures productions réalisées sur le sujet.

Bon festival

 

The Festival had not even been officially opened, but one question was already being asked:  « Where is the Visa pour l’Image exhibition on the Israel‑Hamas crisis? »  In other words, how and why could a festival featuring news stories over the past year exclude such a major issue from the program?

The answer is simple:  it is a matter of time and timing.  In a world where media compete to « break news, » Visa pour l’Image has no intention, or indeed possibility of keeping up with that pace.  Reprisals by Israel targeting Gaza after the abduction of three Israeli students on June 12 were stepped up on July 17 with the ground offensive;  that was two weeks after the exhibition program for the festival had been finalized.  Any decision to include an extra exhibition of forty pictures on Gaza at the last minute would inevitably make it appear as an « add‑on ».  Any why should it be done?

Visa pour l’Image exhibitions are not designed to cover news stories the same way as TV, radio or daily newspaper reports.  Festival exhibitions provide in‑depth reports on stories, highlighting issues that may not have been treated by the mainstream press.

We decided to wait.

But the Festival in Perpignan is more than a program of exhibitions, and the Gaza story will be covered:  in a report screened in the evening show on Saturday, September 6.  The option chosen, despite the pressure of time, is to present work shot by a number of photographers so as to show the complexity of the situation.

And next year’s Festival will present the best reports on major news stories, and 2015 will include Gaza.

Have a great Festival!

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