Le Jeudi Noir de Visa pour l’Image

On vous disait que jusqu’au vendredi précédant l’inauguration, le festival n’était jamais vraiment fini. On ne croyait pas si bien dire…

L'arbre géant de Nick Nichols, 18 mètres de haut, exposé en 2010 à l'église des Dominicains.
L’arbre géant de Nick Nichols, 18 mètres de haut, exposé en 2010 à l’église des Dominicains. Photo : Didier Cameau
Lors de son reportage sur le fleuve Congo, Pascal Maitre est parvenu à réaliser une photo grand format d’un long – très long – bateau, en le suivant parallèlement sur une barge calée à la même vitesse. Un exploit remarquable, pour un résultat incroyable. Et comme à Visa pour l’Image, on aime bien imaginer les choses en grand (ceux et celles qui étaient présents en 2010 s’en souviennent), on a décidé d’en réaliser un tirage grand – très grand – format pour surplomber le reste de l’exposition. Une photo morcelée en plus d’une vingtaine de fragments… qu’il nous a fallu coller au mur.

Simplement, à Visa pour l’Image, on est plutôt cadres et câbles pour exposer les photos. Et au vu du premier résultat, qui ressemblait à la page d’un cahier de CE1 imbibé de glue UHU, on s’est dit qu’on aurait peut-être du demander de l’aide à nos amis de Dysturb… Alors lundi 24 août, nos amis du laboratoire Central Dupon ont dû relancer l’impression à Paris. Qui dure 25 heures. Et l’expédier mardi. Non ? Finalement mercredi ? Pas de souci.

 

Notre journée de jeudi
Notre journée de jeudi
Jusque-là, c’était finger in the nose, pour nos équipes de choc, préparées à gérer des crises bien plus graves. Les sueurs froides ont commencé lorsque l’avion de fret a décidé de ne pas décoller, repoussant le départ éventuel de notre fresque michelangelesque à jeudi. C’est tard. On ne vous cache pas qu’à ce moment là, nos nerfs se sont légèrement tendus. Vous vous dites sans doute : « Ca va, l’inauguration, c’est samedi matin. » Seulement, la photo nécessite 6 heures de temps de pose. Pas d’autres choix, alors, que d’essayer de joindre UPS, l’organisme en charge de l’acheminement. Joindre une hotline, c’est déjà pénible. Mais joindre une hotline d’un service postal, c’est un travail de Sisyphe.

Après plusieurs écoutes des Quatre Saisons de Vivaldi, et par l’opération du saint-Twitter, nous réussissons finalement à joindre les bureaux d’UPS aux Etats-Unis qui assurent faire « leur maximum » pour que nous puissions l’avoir à temps pour l’inauguration. Jeudi soir, après que l’auteur de ce blog ait raté son avion à Orly, notre colis était encore à Paris – sorte de Jeudi Noir perpignanais.

On vous épargne plus de suspens : vendredi, en fin de matinée, le carton a finalement été accueilli comme le Saint-Graal par Jean-François Leroy et le reste de l’équipe. Et les personnes présentes lors de l’inauguration ont pu en profiter comme si rien ne s’était passé.

Session collage au Couvent des Minimes // Glue Session at the Couvent des Minimes (c) Didier Cameau
Session collage au Couvent des Minimes // Glue Session at the Couvent des Minimes (c) Didier Cameau

When we told you that Visa wasn’t build in a day and that everything can happen at the last moment, we weren’t joking.

L'arbre géant de Nick Nichols, 18 mètres de haut, exposé en 2010 à l'église des Dominicains.
Nick Nichols giant tree (18 meters high), exhibited at the eglise des Dominicains in 2010. Photo : Didier Cameau
When the French photographer Pascal Maitre did his story on the Congo River, he succeeded in taking a big – very big – picture of a boat. The result is breathtaking. And since at Visa pour l’Image we like to think big (those who were here in 2010 will remember the giant tree by Nick Nichols), we decided to make a big – very big – print of the picture to hang above the rest of his exhibition. The picture, printed as around twenty different photographs, had to be pasted onto the wall.

But here’s the catch. At Visa pour l’Image, we’re used to frames and wires for hanging pictures. We don’t do glue. The result was messy – like fifth grade notebook messy. Maybe we should have asked for a little help from #dysturb.

Sisyphe
What our Thursday looked like
August, Monday 24. Our friends back at Central Dupon began to print the entire picture all over again, and that takes 25 hours. They were supposed to send it on Tuesday, but the picture didn’t leave the Central Dupon office until late Tuesday. Right. This was no big deal for our teams; we didn’t even break out in a sweat; after all, we are trained to deal with crises that are much, much worse. No, the cold sweat broke out when the courier company’s plane didn’t take off from Paris on Wednesday. You might think: “Well that’s OK, the opening is only on Saturday.” But the local team needs more than 6 hours to put the picture up on the wall. By Thursday, we had no choice: we had to reach UPS offices, but reaching a hotline is hard work, and getting onto a courier hotline is almost Mission Impossible. It took us all day Thursday.

Thanks to Twitter and social networks, we managed to speak to someone at UPS headquarters and explain the problem. They assured us that they were “doing their best.” By Thursday night, after missing my scheduled flight from Paris at Orly airport, and arriving late in Perpignan, we went to bed with our fingers crossed.

We’re nice so we spare you the stress : we received the package safe and sound on Friday morning. And the people present at the opening this morning were able to enjoy the sight of this beautiful print. As if nothing happened.

 

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